Poppy !

Il y a un peu plus d’un an maintenant, j’ai eu la lumineuse idée de filmer une de mes  séquences de travail pour vous montrer ce que c’est, quand je colorie sur mon ordinateur, en vrai.
Je pensais réussir à en faire une super petite vidéo classe, sauf que… je sais pas monter, en fait.
Et que c’est dur, en fait.

Mais fort heureusement, j’ai de chouettes copains qui, eux, savent monter une vidéo.
Du coup, pour le plus grand plaisir de vos yeux, Messieurs-Dames,
Avec la gracieuse participation du charmant Alexandre,
Voici « POPPY »
1h30 de travail résumé en 3 minutes, en ligne sur Youtube.
(Clique sur le petit lien ;-))

Et pour les petits geeks curieux : oui, je me suis fortement inspiré de la Poppy de LoL et de son gros marteau.
Fan-Art, quand tu nous tiens. 😀

La Fresque

Chaque année, je vais à Angoulême.
Quoi qu’il arrive, c’est mon sacro-saint rendez-vous de l’été depuis plus de 10 ans : pas d’internet ni de réseau téléphonique décent, juste moi et les sauterelles grésillantes sous le soleil charentais.
Chaque année, je monte dans le TGV, et après quelques heures minutes de retard, je me retrouve attablée pour le sacro-saint apéro melon-cognac.Tu connais mon amour et ma confiance absolue en la SNCF : peu importe le retard, je fini toujours par arriver à destination.
Sauf que cette année, je ne suis pas arrivée à destination.
Ou plutôt si, mais… avec 24h de retard.

Dimanche 30 Juillet – 14h45
J’aurais dû me méfier certes, quand, à peine un pied posé dans la gare de Lille Europe, un message orange défilant annonçait des problèmes à Paris. Mais je m’étais levée (très très) tôt, alors je m’en fichais : je voulais juste qu’on me laisse somnoler tranquille dans un coin, et puis j’étais en vacances, alors peu importe le retard.
Consciencieuse tout de même sur la bonne poursuite de mon voyage, j’arrive (difficilement) à trouver un contrôleur avant de monter qui m’informe que je devrais aller directement à la gare d’Austerlitz, puisque les TGV de la gare Montparnasse en direction ou provenance de Bordeaux, et donc le mien, sont détournés là-bas actuellement. Rassurée, je me réjouis puisque je maitrise le métro parisien et j’ai un faible pour la gare d’Austerlitz, alors je monte et je fais une bonne sieste.
Mal réveillée, les yeux encore bouffis de sommeil, je prends le temps de passer au guichet d’information à Paris Nord, histoire de voir comment la situation a évoluée, (je n’ai pas envie d’aller à la mauvaise gare stupidement, même si ce n’est pas très loin) : Ah non, c’est pas fini ma brave dame, mais il faut pas aller à Austerlitz pour autant, allez donc à la gare Montparnasse , on vous dira quoi faire. Bien.

Gare Montparnasse – 16h52
Il y a d’abord eu ce moment de joie lorsque j’ai consulté le grand tableau des départs qui annonçait gaiment le prochain train de 15h06 à l’heure, comme le mien à sa suite, et le moment d’hébétude qui a suivi quand j’ai soudain réalisé que j’étais partie de Lille à 15h13.
Je n’aime pas spécialement la gare Montparnasse : longue, bruyante, complexe avec ses trois étages bien distincts, toujours étouffante de monde. Je pars à la recherche d’un agent de quai ou d’un contrôleur pour me renseigner.
J’en trouve 1 ou 2, mais ils sont happés par des grappes de gens fatigués, furieux, qui ne saisissent rien et surtout n’écoutent personne. J’ose m’approcher, et je comprends très vite que si je veux obtenir un renseignement, il me faudra insister, pousser et parler égoïstement plus fort que les autres.
Je constate en regardant plusieurs affichages qu’ils ne sont pas très à jour malgré les conseils des agents SNCF de les consulter, mais surtout que la totalité des trains affichent un retard moyen d’environ 3h. En sachant que mon train était censé partir dans 45 minutes, autant dire que je suis extrêmement large et que je n’aurais probablement pas de nouvelles intéressantes sur l’avenir de mon train avant au moins 2 bonnes heures.
En attendant, je bois un coup, et je tombe sur une jeune femme aussi frisée que moi, qui me propose de m’interviewer sur cet événement de grande ampleur. On ne me la fait pas à moi, j’ai tout vu ou presque depuis que je navigue sur les rails SNCF : les feux et les vaches sur les voies, les pannes électriques, j’en passe et des meilleures. J’en rigole et je lui raconte le début de mon périple avec amusement. Elle semble vouloir obtenir un avis plus belliqueux, alors je lui conseille d’aller à la rencontre d’autres voyageurs : ceux qui ont des enfants, 10 fois plus de bagages (même si les miens commencent à peser lourds) et qui sont là depuis 9h ce matin, tenez, là-bas.
Finalement, je tente de m’asseoir, mais évidemment il n’y a pas un espace de sol disponible. Montparnasse ne dispose pas de beaucoup de places assises, mais là même les recoins peu envisageables sont squattés, je me résigne donc à rester debout, en posant mon sac à dos par terre. Il fait lourd et chaud. Je songe un instant à l’espace Grand Voyageur climatisé et à ses boissons fraiches au premier étage que j’ai utilisé rapidement lors de mon dernier voyage à Toulouse, mais devant l’ampleur du problème technique (dont on n’a d’ailleurs toujours  aucune information), celui-ci à fermé ses portes.
Je m’ennuie, je me traine, et soudain, mon train s’affiche avec la mention « départ de la gare d’Austerlitz ».
Soulagée de voir qu’il est maintenu, je fonce vers un agent SNCF, je piétine si besoin (je commence à en avoir marre, après tout, j’ai faim, j’ai soif, j’ai pas terminé ma sieste: Marmotzilla fait surface), et je finis par trouver un groupe de voyageurs qui s’informe du même train. Certains gueulent : ils sont allés à Austerlitz y’a une heure, revenus ici, ils ne veulent pas y retourner pour des prunes. On nous confirme Austerlitz, je reprends le métro.

Gare d’Austerlitz – 17h50
Plus petite, plus dégagée, Austerlitz sait charmer mon côté agoraphobe, surtout en période de vacation et de fortes chaleur.

Je consulte l’affichage : la moitié de mon TGV qui va a la Rochelle est affiché, cependant, il n’y a pas la partie qui continue jusqu’à Bordeaux, celle qui dessert Angoulême, zut. Je réussi a attraper un jeune agent SNCF à peu près disponible qui parait mieux renseigné qu’a Montparnasse, il m’annonce que ma partie de TGV va s’afficher,pas d’inquiétude madame, ce n’est qu’une question de temps.
Le Doux, qui tente d’avoir des infos sur le site internet m’indique qu’en ligne, mon train est supprimé. Je décide d’attendre pour en savoir plus, en me disant qu’en gare les nouvelles doivent être plus fraiches.
Il est plus de 18h30, je rationne mon eau, et je me décide à manger ma barre de céréales. Je papote avec le groupe à côté de moi, qui lui à son train affiché. On prends les paris.
19h – mon train ne s’affiche toujours pas, le Doux m’envoie des itinéraires de secours par sms, malheureusement à ce stade de retard et de bordel, impossible d’envisager de prendre un itinéraire bis avec des correspondances : trop risqué. Le site internet fini par planter sous l’affluence. Inutile également de prendre la moitié de TGV pour la Rochelle (puisqu’elle ne m’amènerais que jusqu’à Poitiers) qui affiche à présent sa voie, ce qui commence à m’inquiéter sérieusement sur l’existence de ma rame.
Je retourne voir le petit jeune avec son gilet rouge, il se fait démonter par une jeune femme qui veut aller à Bordeaux et vient de se faire éjecter du LGV Bordeaux-Toulouse : évidemment, c’est pas son train et tous les voyageurs pour Bordeaux tentent d’y monter, puisque c’est le premier qui part depuis cet après midi, avec désormais plus de 4h de retard à l’affichage. Ils ont du finir par refuser des gens par sécurité.
Je quémande, et là, « prochain train qui s’arrête à Angoulême, 21h02 » le mien a donc été rayé de la liste, et le futur départ de 21h02 reste théorique, bien entendu, il faudra compter du retard, voir une possible annulation.
En gros, on me dit que je suis assurée d’arriver, mais ce peut être à minuit comme 3h du matin.
Sans blague mon gars. Les gens qui sont censés venir me chercher habitent a 40 minutes de la gare d’Angoulême, je peux difficilement leur demander de venir me chercher au milieu de la nuit, onsaitpastropquandà1hprès.
Je rappelle mon amie, en constatant désagréablement qu’il ne me reste que 40% de batterie de téléphone, et qu’il n’y a aucune prise à l’horizon. Elle me conseille alors de rester dormir sur Paris et de reprendre le train demain, comme nous balancent négligemment les agents en rouge « Si vous pouvez, rentrez chez vous, voyagez demain ! »
Alors déjà, merci de me raboter mes vacances. Ensuite, je suis au milieu de mon voyage, et il faudrait en plus que je rentre finalement chez moi, après tout ça ? Et que je revienne demain ? Je tente d’appeler des amis parisiens, en plein mois d’Août.
Pendant ce temps, la moitié de mon TGV s’en va tranquillement vers la Rochelle.

Je pleure, stupidement assise sur ma valise, découragée, usée. L’idée de refaire tout le trajet en sens inverse m’horrifie. Je n’en peux plus.
Furieuse, je décide de me reprendre et de retourner gare du Nord : je vais essayer de contacter des amis sur Paris qui peuvent m’accueillir, sinon je prendrais le prochain TGV pour Lille, c’est au moins rassurant, il y en a jusque tard le soir, je peux être chez moi dans 2/3h et mon lit m’apparait soudain comme le paradis sur terre.

Gare du Nord – 19h55
Le prochain TGV en partance pour Lille est dans 57 minutes, je décide d’utiliser mon temps en faisant la queue interminable au guichet afin de demander un report de billet pour demain.
Alors qu’il ne reste que 3 personnes devant moi, Steven me rappelle : il rentre de week-end, il sera sur Paris vers 22h30, il m’accueillera avec plaisir, par contre il se lève tôt demain pour le boulot. Il n’a plus de batterie, mais si je suis Ok, on se retrouve sur le RER B.
Un moment de doute : aurais-je le courage d’attendre 22h30 ? Finalement, je suis contente, c’est une occasion de le voir, et ça m’évitera de faire stupidement demi-tour, ce qui m’exaspère d’avance. Allez. On convient d’un lieu de rdv, et je passe au guichet. Le gars me file un billet gratuit pour le lendemain, et me demande comment je compte me loger ce soir. Je lui explique, il me conseille également d’aller au guichet d’information, ils peuvent me donner une chambre d’hôtel proche de la gare si besoin.
Il est 21h, je décide de tuer le temps en allant au guichet d’information ; après tout, ce serait marrant d’avoir une chambre d’hôtel, cette expérience ne fait pas encore partie de mon Livre d’Or SNCF.
La dame devant moi parle un flamand rude au guichetier, ici il y a un Thalys en rade  et des Bruxellois bloqués. Le pauvre agent n’arrive pas a lui expliquer où se trouve l’hôtel. Il me regarde avec espoir et je transpire à l’idée de devoir baragouiner en anglais alors que je ne connais pas très bien Paris (mis à part ses gares et 4 lignes de métro) mais j’expose mon cas. Le type me lance un regard blasé et me dit que pour moi, il faudra retourner au guichet a Montparnasse pour être logée (!), qu’il ne peut rien pour moi, et du coup il n’a personne pour emmener la brave flamande à destination.
Je ris jaune et remercie le ciel de m’avoir fait rencontrer Steven, et de le ramener sur Paris en ce jour maudit, priant tous les saints du Ciel que les pneus de sa voiture ne crèvent pas. Dans tout les cas, je ne retournerais pas à Montparnasse, d’autant plus que je suis quasi-certaine qu’ils m’enverront paitre en me conseillant de prendre le TGV de 21h02 qui n’est surement pas encore parti.
21h15 – Je finis par trouver une prise disponible et fonctionnelle, ce qui devenais fortement urgent. Je passe mon câble au dessus d’une brave dame entre deux âges qui me lancent des regards contrariés, je m’excuse, mais voilà. Question de survie. Elle prend la poudre d’escampette dès que son train est annoncé et je peux en plus disposer d’un siège, mon Dieu, quel luxe. Un jeune à l’accent belge tente peu après la prise juste au dessus de la mienne, je lui explique tristement que c’est au moins le 5ème a essayer, mais qu’elle ne fonctionne pas. J’hésite a lui laisser ma place, mais je ne suis qu’a 30%, et il me reste plusieurs heures avant de retrouver Steven, sait-on jamais, vu comment la journée à commencée, un petit plus serait mieux. Son TGV est dans une heure, je lui propose de lui garder la place au chaud, je devrais bouger d’ici 1/4 d’heure. Il s’assoit par terre en tailleur et on papote bières entre compatriotes du nord.
Un grand black arrive, il essaye la prise abimée, et me propose de partager la mienne puisque son chargeur a un double branchement, allez cousine, qu’il dit. Allez.
Rémy me rappelle, il est sur Paris et m’emmène boire une grenadine à 5€ en face de la gare, une pause fortement appréciée sur une vraie chaise avec dossier. J’en profite pour allez faire pipi, luxe que je n’ai pas eu depuis plus de 7h maintenant. Je songe intérieurement que mes amis sont merveilleux. Il me dépose au RER une demi-heure plus tard et je rejoins Steven.
Je me laisse porter tout le reste du trajet, dans un brouillard de fatigue comateux : je suivrais Steven n’importe où, il a toute ma confiance, pourvu qu’on me laisse dormir en paix. On arrive chez lui vers 23h et des poussières, il me propose de manger et je ris doucement : j’avais complètement oublié mon dîner. Je prends une pomme, et on installe le lit d’appoint.
Réveil difficile à 7h30, j’ai bien dormi mais trop peu, la marmotte en moi grince péniblement des dents.

Lundi 31 Juillet
Gare Montparnasse – 8h50

Le train qu’on m’a attribué aujourd’hui comporte une correspondance de 20 minutes à Poitiers, je prie intérieurement pour n’avoir que peu de retard, sinon je vais devoir passer mon après-midi à visiter Poitiers, et honnêtement même si c’est une charmante ville, je préférerais éviter ça.
La gare ressemble horriblement à la veille, en un peu moins remplie. Un peu plus d’agents d’information au gilet rouge « Assistance SNCF » peut-être, mais mon train est annoncé avec un retard indéterminé, et certains trains sont déjà affichés à Austerlitz.
Une annonce sonore passe pour informer les voyageurs que le problème technique d’hier n’est toujours pas résolu, et que l’affichage des trains entre 10h et 11h sera mis en place plus tard. Plus tard quand ? Je hurle en silence, je ris nerveusement, mon train disparait du tableau d’affichage. C‘est un cauchemar.
Je fonce au guichet d’information, curieusement vide face à l’influence, et je demande comment rallier Angoulême, n’importe comment. Par Tours, Orléans, 3 ou 5 correspondances, je m’en fiche. Je veux juste avancer, et ne pas rester là à stagner dans un vide sans fin. « Ah, mais ma petite dame, c’est dommage, il y a le train de la Rochelle qui s’arrête à Poitiers, mais il doit partir a 9h12 d’Austerlitz, il aura peut-être quelques minutes de retard, mais vous allez probablement le rater. Va falloir attendre 14h13 pour le prochain sûr pour Angoulême. Le 10h24, on sait pas, m’voyez. » Je songe que si j’avais une arme en main, j’hésiterais entre le tuer lui ou si je me ferais hara-kiri pour abréger mes souffrances. A voir.
Finalement, vers 9h50, mon train s’affiche au départ d’Austerlitz. Je reprends le métro.

Gare d’Austerlitz – 10h20
Mon train y est au moins clairement affiché, blanc sur bleu, cette fois-ci, avec un retard estimé à 25 minutes.
J’appelle Lucie et la supplie de venir me chercher à Angoulême, je ne veux pas prendre le risque de descendre à Poitiers et prendre un hypothétique TER pour la Charente profonde. Je lui dit de prévoir 1h de retard, je la tiens au courant. Elle dit oui, aussi soulagée que moi de savoir que je vais peut-être finir par arriver un jour prochain.
Je fonce m’acheter un déjeuner, j’ai tellement peu mangée hier que m’enfiler un sandwich au poulet en milieu de matinée m’apparait comme une idée somptueuse. Le train est annoncé Voie 6, une horde de voyageurs s’y précipite sans pitié, j’ai l’immense chance pour ma part de disposer d’une place assise officielle (au moins jusqu’à Poitiers) puisque j’ai fait reporter mon billet hier, ce qui n’est pas le cas des centaines de voyageurs dont les TGV ont été annulé au petit matin.
Je suis étrangement placée dans un carré au fond du wagon-bar, qui est rapidement investi par des sans-places, courageusement debout. Deux femmes seules, avec deux enfants chacune, s’installent à mes côtés. On sort les crayons de couleurs, les coloriages, les gameboys, et le train finit par démarrer doucement aux alentours de 11h. Soupir de soulagement général dans le wagon.
Il y a des packs d’eau sur les plateformes des wagons, mais le wagon-bar reste fermé, au grand désespoir de la mère des deux petits blondinets assis face à moi, qui n’a rien eu le temps d’acheter et poursuit son voyage jusqu’à Agen, autant dire le bout du monde dans une telle situation.
St Pierre des Corps – 12h35
Une monstrueuse marée de monde remplie désormais le moindre espace des allées et des plateformes, on se serre un peu pour accueillir une personne de plus assise, la blondinette monte sur les genoux de sa mère. On se raconte nos histoires, et on repart avec 20 minutes de retard supplémentaires. J’ai bien fait de dire 1h à Lucie.
Les deux petits ont faim, leur mère réussi a dénicher quelques biscuits ramollis du fond de son sac. J’hésite, puis je sors ma fin de sandwich et partage avec eux. Elle est un peu gênée, mais j’insiste. Je m’en fiche, j’arrive bientôt, et je n’ai pas deux enfants à charge.
Poitiers – 13h45
J’ai bien fait de ne pas descendre, je n’aurais jamais eu ma correspondance. On apprend en repartant que des repas vont être distribués, comme la distribution est dans notre wagon, on est servis sans même se lever, bonheur !

Il est 14h45, et je pose un pied sur le quai d’Angoulême.
Je constate que la statue de mon ami le Marsupilami a été provisoirement enlevée pour ne pas être abimée lors des réfections de la gare.
Je retrouve Lucie et on ouvre la box rose pour grignoter les biscuits apéritifs et bonbons gracieusement offert par la SNCF.

Suite à ma demande au Service Client, j’ai reçu un mail d’excuse m’annonçant qu’en raison du caractère exceptionnel de ce problème technique qui a duré 3 jours, et perturbe encore le trafic à la gare Montparnasse, je serais intégralement remboursée.

Comme a dit très justement mon père la semaine suivante :
« Quand on a vu ça, on s’est dit que tu y étais, c’était obligé ! Un truc comme ça sans toi, ça n’existe pas. »
En arrivant chez eux, j’ai vu mon mur blanc qui n’attendait que mon pinceau, et comme j’ai finalement abandonné l’idée de peindre des femmes nus (il y a parfois des yeux d’enfants innocents qui trainent) j’ai décidé de rendre hommage au Marsupilami : jaune, doux, coriace.