Les Noctambules aux pieds nus

Il est 23h14, je me laisse doucement porter de la lumière crus des néons moites du métro jusqu’à  la fraicheur de la nuit bleutée.
Mon estomac est bercé par un divin magret de canard et un aérien millefeuille de poires au chocolat blanc.
Mon sourire flotte parmi les doux nuages du bordeaux chatoyant qui les as accompagnés.

Tout à l’heure, il a plut.
Ce n’était pas prévu.
Tout à l’heure, je me suis résignée à prendre des chaussures fermées.
J’ai mal aux pieds.
Je quitte d’un pas aérien l’escalator, et d’un même geste mes ballerines.

Les pavés et le goudron à peine secs effleurent la peau de mes pieds nus sur le sol.
Les regards un peu curieux et surpris des noctambules s’arrêtent.
Franchissant les aspérités du trottoir par de petits sauts,
mes pieds dansent dans la nuit.

nus-pieds

Et pour déguster en beauté cette petite pépite, tu peux écouter ça en regardant les étoiles de ta fenêtre 🙂

 

Le Métro de la Joie

Depuis un mois, j’ai investi dans une magnifique carte en papier glacé me permettant un accès illimité au transports de la métropole, et en particulier son métro.
Grande fut ma joie de l’inaugurer, et de retrouver enfin « mon » métro, après 2 ans dans une ville qui ne connaissait que les bus. Et les bus, comme tu le sait déjà, c’est le mal :

Le Bus(tu vas devoir cliquer dessus pour agrandir…)

En règle général, j’apprécie les transports en communs parce qu’ils permettent d’avoir un aperçu de la population qui nous entoure, et ma passion sociologique est amplement satisfaite.
Hier, un jeune homme est rentré, à léché la porte vitrée, et puis s’est assis, satisfait.
Aujourd’hui, j’ai me suis a moitié assise sur un résidu de liquide jaune qui flottait sur un siège. (C’était de la Bière, Dieu merci, de LA BIÈRE.) et le wagon a cotisé en mouchoirs pour que la catastrophe ne se reproduise point.
Après un monsieur s’est assis sur les mouchoirs humides sans piper mots, je n’ai pas eu la fin de cette histoire.
Il y a un mois, mon ami Quentin, tout aussi féru de sociologie (il l’étudie pour de vrai, lui) m’a appris 2 faits majeurs concernant le métro lillois :
1) Il y a dix ans (c’est pour ça qu’il est un peu moche et sale), c’était le plus dense de France malgré ses 2 uniques lignes, puisqu’elles sont très longues et qu’on attend seulement 2 minutes entre chaque métro. Paris est à 4 minutes ! (mwahahah.)
A côté, les tramways et leurs 7 minutes sont des petits joueurs, et ne parlons même pas des bus.
2) Le pourquoi du « les gens font tous des têtes déprimantes » :

  • Le sol est fait du même lino bleuâtre que les Chambres du Crous et des HLM.
  • La lumière est lente.
    Oui, tu as bien lu. La lumière est lente. Oui, c’est possible. Et c’est déprimant. Le charmant monsieur qui s’est avéré être un électricien de métier et nous écoutait avec attention a confirmé ce fait. (Il y avait des explications détaillées, mais c’était notre arrêt, et j’ai oublié.)

Oui, le métro est un espace ou tout le monde entend vos conversations.
Et parfois s’y invite ! 😉
C’est de ce constat réalisé par 5 jeunes un jour dans le métro parisien, qui ont passé un chouette moment sans se connaitre, que sont nés « Les p’tits Cafés du Métro«  créés par Geoffrey et Lorine.
Ils arpentent la ligne 1 du métro parisien depuis plusieurs mois, thermos de café et gobelets en main, afin de proposer un moment d’échange convivial et totalement gratuit aux passagers.
Ils ont depuis proposés aux gens qui le souhaitaient de les rejoindre !
J’vous l’avaient bien dit, que les Bisounours existaient.
Le mois dernier, une levée de fond a été réalisée afin de pouvoir distribuer des gâteaux en plus du gobelet de boisson chaude, journée qui a été réussie avec succès et nommée « Sweet Party« .

Lorine étant revenue sur Lille, elle a lancée la semaine dernière le concept -mais quelle bonne idée- dans notre métro Lillois, sur la ligne jaune (si toi aussi tu te repères aux couleurs et pas au numéro, sinon c’est la 1 😉 )
Lillois, Lilloises, c’est tout les lundis à 8h30 à République/ Beaux-Arts 🙂
Et c’est mon arrêt préféré en plus.

Café Metro

Et sur ce, des bisous aux chocolat.

 

Où sont nos jupes ?

 

 

Cette semaine, je suis allée a Lille revoir mes vieux copains.
Dans un instant de folie sans doute, j’ai sortie la jupette a volants : c’est le printemps après tout !
Et puis, on allait au restaurant. Comme des grands.
Mais j’avais un poil sous estimé le vent. LE VENT. Et je l’aime pourtant.

Tenant tant bien que mal les bouts virevoltants, tachant de préserver encore un peu ma dignité, aidée par mes fabuleux collants opaques, je suis arrivée jusqu’au métro.
Et là, j’ai croisé cette demoiselle.
Elle avait des collants opaques, mais pas un seul bout de jupe. J’ai cherché pourtant.
Perte?
Oubli ?
Emporté par le vent farceur ?

La véritable réponse est la mode.
En ces jours troublés ou le débat sur la longueur de la jupe fait rage, sachez que la mode a tranché : Pas de Jupe.
(Mais je conserverais les miennes, merci. ♥)

juju